Travail de mémoire

Deuxième journées de la mémoire et de la déportation : Ginette Kolinka revient témoigner à Berck

Par admin6 brossard, publié le mardi 4 avril 2017 19:10 - Mis à jour le mardi 4 avril 2017 19:10

 

Ce n’est pas tous les jours que l’on parle de notre établissement  dans un livre. « Lundi, je suis à Berck, mardi à Calais, mercredi et jeudi à Toulouse » …    voici un extrait de la page 12 du livre portant sur la vie de Ginette kolinka publié cette année. C’était l’année dernière….

Ce lundi 3 avril, près de 300 élèves sont venus écouter madame Kolinka à la maison des lycéens. Un projet porté par la classe de 1SPVL et M.Lannoote, qui poursuit les travaux entamés avec l’exposition sur le camp de Mauthausen.

Ginette Kolinka a 19 ans quand elle est déportée avec son père, son frère et son neveu à Auschwitz II-Birkenau. Ginette, devenue matricule 78599, y restera plus d’un an. C’est la seule de sa famille qui reviendra de l’enfer des camps.


À son retour, elle se mure dans le silence. Même à son fils Richard Kolinka, batteur du groupe Téléphone, elle ne dira pas ce qu’elle a enduré. Mais un voyage en famille à Auschwitz va l’aider à raconter l’horreur. Aujourd’hui, elle témoigne pour la deuxième fois au lycée Lavezzari.

 «Dans l’entrée se tiennent des civils qui parlent français, des messieurs avec des chapeaux, vêtus d’un manteau de cuir : la Gestapo est chez nous. Ils sont trois autour de mon père, de mon petit frère Gilbert et de mon neveu Jojo qui étaient sur le point de partir à l’école. Je me souviens leur avoir demandé : “Qu’est ce qui se passe ?” Ils répondent : “Vous êtes juifs !”

 

 

Madame Kolinka a délivré un message de tolérance qui a touché l’assemblée. Cette année le thème du concours national de la Résistance et de la Déportation est la déshumanisation, sujet qu’elle a abordé lors de son témoignage de l’après-midi

« On va dans une baraque. Comment à notre époque des hommes civilisés ont trouvé cette idée-là ? Dans la salle est érigé un bloc percé de nombreux trous. Je vois alors des centaines de femmes en train de faire leurs besoins côte à côte, dos à dos. On dirait des animaux. Même si j’ai été rasée et que je porte des vêtements sales, je suis encore civilisée, mais dès l’instant où je découvre cela, je me dis que ce n’est pas possible que nous ne sommes plus considérés comme des êtres humains. »

Témoignage de Madame Kolinka que l’on retrouve également dans l’ouvrage « Ginette Kolinka, une famille française dans l’histoire » de Philippe Dana publié cette année.

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