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10 mai Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions

Par admin6 brossardPublié le 10 mai 2017 à 11:47 ♦ Mis à jour le 10 mai 2017 à 16:37

Le 10 mai est la journée des Mémoires et de la réflexion sur la traite, l'esclavage et leurs abolitions instaurée depuis 2006.

Des actions citoyennes ont naturellement eu lieu au lycée Jan Lavezzari de Berck.

Un moment de recueillement a été organisé au cœur du lycée dans le Jardin citoyen de la Mémoire. Cet espace bâti l’an dernier, avait été nettoyé par les élèves et reverdi avec l'aimable soutien de la municipalité et des services techniques de Berck.

Le Jardin de la Mémoire accueille désormais un monument réalisé par la classe de Seconde Gestion Administration : Des mains ont été peintes sur deux rochers. Une main se libérant de ses chaînes et une main tendue vers l’autre. C’est au pied de ce symbole de fraternité qu’une gerbe a été déposée par Madame LEMAIRE, Proviseure du Lycée Jan Lavezzari.

Mme LEMAIRE a rappelé que la France est le premier État et demeure le seul qui, à ce jour, ait déclaré la traite négrière et l'esclavage « crime contre l'humanité ». Elle est également le seul État à avoir décrété une journée nationale de commémoration pour se souvenir des actes passés afin de bâtir un avenir où l’esclavage serait banni.

Des textes ont été lus par les 2GA et les 2de ARENDT (Textes rédigés par des élèves mais aussi une lecture d'un extrait de Condorcet) invitant à une réflexion civique sur le respect de la dignité humaine et la notion de crime contre l'humanité. Un hommage a été rendu aux 28 millions d’esclaves déportés de l’Afrique et aux hommes et aux femmes qui ont œuvré pour la liberté, l’égalité et la fraternité. Condorcet, Olympe de Gouges et Les Lumières sont tant d’humanistes qui ont éclairés les consciences pour que, plus tard, Victor Schoelcher fasse adopter le décret de 1848 abolissant définitivement l’esclavage en France et dans les colonies.

Madame LEMAIRE a rappelé que de nombreux combats restent à mener en France et dans le monde contre l’esclavage moderne. En effet, 46 millions d’individus vulnérables, Hommes, femmes et enfants s'épuisent dans les champs, les usines les mines, les plantations, les maisons, les ateliers…

Enfin, Mme La Proviseure a insisté sur l’importance de l’engagement citoyen des lycéens. Après une minute de silence, les élèves ont tous été félicités pour leurs actions.

La matinée s’est poursuivie par une projection de documentaires et d’extraits de films sélectionnés en salle de conférences par les Seconde GA et leur professeur Mme GHYS. Les classes ont visionné des sujets abordant la traite, son organisation et l’esclavage moderne. Au total, 14 classes ont été concernées par les projections suivies de débats. Ce projet a aussi mobilisé plusieurs disciplines, l’Histoire, le Français, l’art appliqué, la philosophie, l’informatique, l’audiovisuel et l’éducation morale et civique (EMC).

Face au succès de cette manifestation, le rendez-vous est donné pour l’an prochain.

 

Les photos...

 

 

www.education.gouv.fr/cid55593/journee-nationale-des-memoires-de-la-traite-de-l-esclavage-et-de-leurs-abolitions.html

 

 

Deuxième journées de la mémoire et de la déportation : Ginette Kolinka revient témoigner à Berck

Par admin6 brossardPublié le 04 avr. 2017 à 19:10

 

Ce n’est pas tous les jours que l’on parle de notre établissement  dans un livre. « Lundi, je suis à Berck, mardi à Calais, mercredi et jeudi à Toulouse » …    voici un extrait de la page 12 du livre portant sur la vie de Ginette kolinka publié cette année. C’était l’année dernière….

Ce lundi 3 avril, près de 300 élèves sont venus écouter madame Kolinka à la maison des lycéens. Un projet porté par la classe de 1SPVL et M.Lannoote, qui poursuit les travaux entamés avec l’exposition sur le camp de Mauthausen.

Ginette Kolinka a 19 ans quand elle est déportée avec son père, son frère et son neveu à Auschwitz II-Birkenau. Ginette, devenue matricule 78599, y restera plus d’un an. C’est la seule de sa famille qui reviendra de l’enfer des camps.


À son retour, elle se mure dans le silence. Même à son fils Richard Kolinka, batteur du groupe Téléphone, elle ne dira pas ce qu’elle a enduré. Mais un voyage en famille à Auschwitz va l’aider à raconter l’horreur. Aujourd’hui, elle témoigne pour la deuxième fois au lycée Lavezzari.

 «Dans l’entrée se tiennent des civils qui parlent français, des messieurs avec des chapeaux, vêtus d’un manteau de cuir : la Gestapo est chez nous. Ils sont trois autour de mon père, de mon petit frère Gilbert et de mon neveu Jojo qui étaient sur le point de partir à l’école. Je me souviens leur avoir demandé : “Qu’est ce qui se passe ?” Ils répondent : “Vous êtes juifs !”

 

 

Madame Kolinka a délivré un message de tolérance qui a touché l’assemblée. Cette année le thème du concours national de la Résistance et de la Déportation est la déshumanisation, sujet qu’elle a abordé lors de son témoignage de l’après-midi

« On va dans une baraque. Comment à notre époque des hommes civilisés ont trouvé cette idée-là ? Dans la salle est érigé un bloc percé de nombreux trous. Je vois alors des centaines de femmes en train de faire leurs besoins côte à côte, dos à dos. On dirait des animaux. Même si j’ai été rasée et que je porte des vêtements sales, je suis encore civilisée, mais dès l’instant où je découvre cela, je me dis que ce n’est pas possible que nous ne sommes plus considérés comme des êtres humains. »

Témoignage de Madame Kolinka que l’on retrouve également dans l’ouvrage « Ginette Kolinka, une famille française dans l’histoire » de Philippe Dana publié cette année.

Les 2e journées de la Mémoire et de la Déportation

Par admin6 brossardPublié le 26 mars 2017 à 12:32 ♦ Mis à jour le 28 mars 2017 à 08:19

Ce vendredi 24 mars débutent les 2e journées de la Mémoire et de la Déportation initiées par M Lannoote et l'équipe de direction du lycée Lavezzari avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la déportation et le soutien de l'amicale des déportés de Mauthausen. 

Cette année est marquée par l'exposition internationale "la part visible des camps : le camp de concentration de Mauthausen" inaugurée ce jour en présence de Mme Régérat et M Roos enfants de déportés, de l'équipe de direction, des élèves de 1SPVL de M Lannoote, et des professeurs, des membres du conseil municipal et des représentants de parent d'élèves.

Cette exposition prêtée durant 15 jours au lycée fut montée par les 1 SPVL qui en ont géré l'installation et l'animation à destination des élèves du lycée mais aussi des primaires. Bravos à elles et à eux. Par ailleurs, la classe participe au CNRD 2016-2017 et nous avons eu l'honneur de voir leur production en avant-première du Concours...mais chut ! On vous en dira plus un peu plus tard.

Cette journée sera suivie d'autres en Avril et au mois de Mai avec la venue de Mme Kolinka et de Mme Leignel. 

Des journées indispensables pour réfléchir sur nos libertés, sur la défense de celles-ci dans un monde troublé. 

Les photos sont ici :

 

 

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