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La 1ère SPVL prix madeleine Guillemant pour l’édition 2017 du CNRD

Par admin5 LemairePublié le 17 juil. 2017 à 09:30

Cette année encore les élèves de 1SPVL sont allés à Arras accompagnés de Madame Dumont-Fourmanoir et M.Lannoote afin de recevoir un prix pour leur participation au concours national de la résistance et de la déportation.

 

C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons retrouvé Lili Leignel qui était venue témoigner au Kursaal de Berck

 

La classe de 1 SPVL s’est impliquée l’année dernière dans le concours national de la résistance et de la déportation. La collaboration engagée avec l’amicale des déportés, familles et amis de Mauthausen s’est poursuivi cette année avec la venue d’une exposition nommée la part visible des camps, photographies du camp de concentration de Mauthausen (1938-1945).

En découvrant le sujet de l’édition 2017 du concours, les élèves avaient donc déjà de nombreuses idées en tête mais encore fallait-il trouver un moyen de les mettre en valeur. Le projet présenté était un film « des souris et des chats, une histoire de déshumanisation »

L’objectif était à la fois de comprendre le processus de déshumanisation et de pouvoir en parler.  Une fiction pour imaginer…comprendre…ne pas oublier. Le film doit faire réfléchir et pour cela, il doit créer une émotion. Il s’agit bien de mettre en évidence le parcours d’un personnage qui perd peu à peu son humanité et qui ne trouve la force de survivre que dans l’amour. Les deux personnages sont amoureux mais la jeune fille meurt après la première sélection. Pour son mari, elle est la raison de survivre dans les pires moments. Tout se joue dans une fable macabre où le choix est fait de ne pas donner une fin heureuse. Il n’y a pas de héros, les personnages sont anonymes et l’histoire est une histoire parmi d’autres. L’amour est une valeur universelle et c’est la seule chose que le processus de déshumanisation semble ne pas pouvoir briser.

 

La remise des prix était l’occasion de rendre un hommage à Jean Moulin et Simone Veil

 

Lili Leignel au Kursaal de Berck dans le cadre des deuxièmes journées de la mémoire et de la déportation

Par admin5 LemairePublié le 16 mai 2017 à 09:11

Déportée à l'âge de 11 ans à Ravensbrück puis à Bergen-Belsen Lili Leignel a fait le voyage depuis Lille pour témoigner devant les élèves du lycée Lavezzari, du collège jean Moulin, de l’EREA et de l’école primaire du Foïer.

C’est au Kursaal mis à disposition par la mairie que près de 400 élèves ont écouté ce qu'elle a vécu, avec ses deux frères et sa mère, pendant près d'un an et demi.

La rencontre était organisée par le lycée Lavezzari dans le cadre des journées de la mémoire et de la déportation animées par M.lannoote professeur de lettres-histoire qui ont accueillis cette année madame Kolinka déportée, M.Roos frère de déporté et madame Régérat fille de déportée.

 Madame Régérat qui avait apporté l’exposition la face cachée des camps présentée au lycée lavezzari dans le cadre d’un projet avec la classe de 1SPVL au mois de février et accompagnait ce mardi 4 mai madame Leignel.

Madame Lemaire proviseure a ouvert la rencontre en rappelant à chacun les enjeux du travail sur la mémoire avant de céder la parole au témoin.

Lili Leignel évoque son parcours sans rien occulter. La guerre, l’arrestation, la prison de Loos, le camp de Malines, l’horreur des camps, la barbarie des nazis… Rien n’est passé sous silence et il est parfois difficile de se contenir dans ce récit d’un épisode tragique de notre histoire vu par les yeux d’une enfant.

Plusieurs élèves ont posé des questions très pertinentes. L’échange compte tenu des différences d’âges était très riche. Personne ne reçoit une telle histoire de la même manière. Lili Leignel a répondu avec beaucoup de bienveillance en insistant sur des valeurs positives. La tolérance et le respect sont au cœur de ses propos.

Dernière surprise avant de terminer, elle nous a chanté a capella les comptines qu'elle avait apprise auprès d’enfants du camp venant de toute l’Europe.  Elle enchaina une comptine en polonais, une en russe, un poème en néerlandais, mon beau sapin en allemand et la dernière en français, "on souffre", sur un air de Charles Trénet composée par les déportés.

La rencontre s’est terminée par une série de selfies avec des élèves qui en profitaient pour partager leurs émotions. Madame Leignel très chaleureuse a su établir un contact fort avec les élèves malgré la gravité de son histoire et rendez-vous est pris pour l’année prochaine.

Depuis la fin des camps nazis beaucoup d’années ont passé maintenant. L’indignation, la pitié, la l’incrédulité ont cédé la place à l’analyse et à la réflexion. Cette rencontre n’est qu’une étape dans un travail qui se poursuit en cours. Il reste à chacun de se saisir de ce témoignage, se l’approprier et enfin le transmettre.

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