Travail de mémoire

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  • Cérémonie du 11 novembre.

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    Par admin6 brossard, publié le samedi 11 novembre 2017 13:39 - Mis à jour le samedi 11 novembre 2017 13:39
    Hommage aux morts pour la France lors de la cérémonie du 11 novembre
  • La 1ère SPVL prix madeleine Guillemant pour l’édition 2017 du CNRD

    Par admin5 Lemaire, publié le lundi 17 juillet 2017 09:30 - Mis à jour le lundi 17 juillet 2017 09:30

    Cette année encore les élèves de 1SPVL sont allés à Arras accompagnés de Madame Dumont-Fourmanoir et M.Lannoote afin de recevoir un prix pour leur participation au concours national de la résistance et de la déportation.

     

    C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons retrouvé Lili Leignel qui était venue témoigner au Kursaal de Berck

     

    La classe de 1 SPVL s’est impliquée l’année dernière dans le concours national de la résistance et de la déportation. La collaboration engagée avec l’amicale des déportés, familles et amis de Mauthausen s’est poursuivi cette année avec la venue d’une exposition nommée la part visible des camps, photographies du camp de concentration de Mauthausen (1938-1945).

    En découvrant le sujet de l’édition 2017 du concours, les élèves avaient donc déjà de nombreuses idées en tête mais encore fallait-il trouver un moyen de les mettre en valeur. Le projet présenté était un film « des souris et des chats, une histoire de déshumanisation »

    L’objectif était à la fois de comprendre le processus de déshumanisation et de pouvoir en parler.  Une fiction pour imaginer…comprendre…ne pas oublier. Le film doit faire réfléchir et pour cela, il doit créer une émotion. Il s’agit bien de mettre en évidence le parcours d’un personnage qui perd peu à peu son humanité et qui ne trouve la force de survivre que dans l’amour. Les deux personnages sont amoureux mais la jeune fille meurt après la première sélection. Pour son mari, elle est la raison de survivre dans les pires moments. Tout se joue dans une fable macabre où le choix est fait de ne pas donner une fin heureuse. Il n’y a pas de héros, les personnages sont anonymes et l’histoire est une histoire parmi d’autres. L’amour est une valeur universelle et c’est la seule chose que le processus de déshumanisation semble ne pas pouvoir briser.

     

    La remise des prix était l’occasion de rendre un hommage à Jean Moulin et Simone Veil

     

  • Lili Leignel au Kursaal de Berck dans le cadre des deuxièmes journées de la mémoire et de la déportation

    Par admin5 Lemaire, publié le mardi 16 mai 2017 09:11 - Mis à jour le mardi 16 mai 2017 09:11

    Déportée à l'âge de 11 ans à Ravensbrück puis à Bergen-Belsen Lili Leignel a fait le voyage depuis Lille pour témoigner devant les élèves du lycée Lavezzari, du collège jean Moulin, de l’EREA et de l’école primaire du Foïer.

    C’est au Kursaal mis à disposition par la mairie que près de 400 élèves ont écouté ce qu'elle a vécu, avec ses deux frères et sa mère, pendant près d'un an et demi.

    La rencontre était organisée par le lycée Lavezzari dans le cadre des journées de la mémoire et de la déportation animées par M.lannoote professeur de lettres-histoire qui ont accueillis cette année madame Kolinka déportée, M.Roos frère de déporté et madame Régérat fille de déportée.

     Madame Régérat qui avait apporté l’exposition la face cachée des camps présentée au lycée lavezzari dans le cadre d’un projet avec la classe de 1SPVL au mois de février et accompagnait ce mardi 4 mai madame Leignel.

    Madame Lemaire proviseure a ouvert la rencontre en rappelant à chacun les enjeux du travail sur la mémoire avant de céder la parole au témoin.

    Lili Leignel évoque son parcours sans rien occulter. La guerre, l’arrestation, la prison de Loos, le camp de Malines, l’horreur des camps, la barbarie des nazis… Rien n’est passé sous silence et il est parfois difficile de se contenir dans ce récit d’un épisode tragique de notre histoire vu par les yeux d’une enfant.

    Plusieurs élèves ont posé des questions très pertinentes. L’échange compte tenu des différences d’âges était très riche. Personne ne reçoit une telle histoire de la même manière. Lili Leignel a répondu avec beaucoup de bienveillance en insistant sur des valeurs positives. La tolérance et le respect sont au cœur de ses propos.

    Dernière surprise avant de terminer, elle nous a chanté a capella les comptines qu'elle avait apprise auprès d’enfants du camp venant de toute l’Europe.  Elle enchaina une comptine en polonais, une en russe, un poème en néerlandais, mon beau sapin en allemand et la dernière en français, "on souffre", sur un air de Charles Trénet composée par les déportés.

    La rencontre s’est terminée par une série de selfies avec des élèves qui en profitaient pour partager leurs émotions. Madame Leignel très chaleureuse a su établir un contact fort avec les élèves malgré la gravité de son histoire et rendez-vous est pris pour l’année prochaine.

    Depuis la fin des camps nazis beaucoup d’années ont passé maintenant. L’indignation, la pitié, la l’incrédulité ont cédé la place à l’analyse et à la réflexion. Cette rencontre n’est qu’une étape dans un travail qui se poursuit en cours. Il reste à chacun de se saisir de ce témoignage, se l’approprier et enfin le transmettre.

  • 10 mai Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions

    Par admin6 brossard, publié le mercredi 10 mai 2017 11:47 - Mis à jour le mercredi 10 mai 2017 16:37

    Le 10 mai est la journée des Mémoires et de la réflexion sur la traite, l'esclavage et leurs abolitions instaurée depuis 2006.

    Des actions citoyennes ont naturellement eu lieu au lycée Jan Lavezzari de Berck.

    Un moment de recueillement a été organisé au cœur du lycée dans le Jardin citoyen de la Mémoire. Cet espace bâti l’an dernier, avait été nettoyé par les élèves et reverdi avec l'aimable soutien de la municipalité et des services techniques de Berck.

    Le Jardin de la Mémoire accueille désormais un monument réalisé par la classe de Seconde Gestion Administration : Des mains ont été peintes sur deux rochers. Une main se libérant de ses chaînes et une main tendue vers l’autre. C’est au pied de ce symbole de fraternité qu’une gerbe a été déposée par Madame LEMAIRE, Proviseure du Lycée Jan Lavezzari.

    Mme LEMAIRE a rappelé que la France est le premier État et demeure le seul qui, à ce jour, ait déclaré la traite négrière et l'esclavage « crime contre l'humanité ». Elle est également le seul État à avoir décrété une journée nationale de commémoration pour se souvenir des actes passés afin de bâtir un avenir où l’esclavage serait banni.

    Des textes ont été lus par les 2GA et les 2de ARENDT (Textes rédigés par des élèves mais aussi une lecture d'un extrait de Condorcet) invitant à une réflexion civique sur le respect de la dignité humaine et la notion de crime contre l'humanité. Un hommage a été rendu aux 28 millions d’esclaves déportés de l’Afrique et aux hommes et aux femmes qui ont œuvré pour la liberté, l’égalité et la fraternité. Condorcet, Olympe de Gouges et Les Lumières sont tant d’humanistes qui ont éclairés les consciences pour que, plus tard, Victor Schoelcher fasse adopter le décret de 1848 abolissant définitivement l’esclavage en France et dans les colonies.

    Madame LEMAIRE a rappelé que de nombreux combats restent à mener en France et dans le monde contre l’esclavage moderne. En effet, 46 millions d’individus vulnérables, Hommes, femmes et enfants s'épuisent dans les champs, les usines les mines, les plantations, les maisons, les ateliers…

    Enfin, Mme La Proviseure a insisté sur l’importance de l’engagement citoyen des lycéens. Après une minute de silence, les élèves ont tous été félicités pour leurs actions.

    La matinée s’est poursuivie par une projection de documentaires et d’extraits de films sélectionnés en salle de conférences par les Seconde GA et leur professeur Mme GHYS. Les classes ont visionné des sujets abordant la traite, son organisation et l’esclavage moderne. Au total, 14 classes ont été concernées par les projections suivies de débats. Ce projet a aussi mobilisé plusieurs disciplines, l’Histoire, le Français, l’art appliqué, la philosophie, l’informatique, l’audiovisuel et l’éducation morale et civique (EMC).

    Face au succès de cette manifestation, le rendez-vous est donné pour l’an prochain.

     

    Les photos...

     

     

    www.education.gouv.fr/cid55593/journee-nationale-des-memoires-de-la-traite-de-l-esclavage-et-de-leurs-abolitions.html

     

     

  • Deuxième journées de la mémoire et de la déportation : Ginette Kolinka revient témoigner à Berck

    Par admin6 brossard, publié le mardi 4 avril 2017 19:10 - Mis à jour le mardi 4 avril 2017 19:10

     

    Ce n’est pas tous les jours que l’on parle de notre établissement  dans un livre. « Lundi, je suis à Berck, mardi à Calais, mercredi et jeudi à Toulouse » …    voici un extrait de la page 12 du livre portant sur la vie de Ginette kolinka publié cette année. C’était l’année dernière….

    Ce lundi 3 avril, près de 300 élèves sont venus écouter madame Kolinka à la maison des lycéens. Un projet porté par la classe de 1SPVL et M.Lannoote, qui poursuit les travaux entamés avec l’exposition sur le camp de Mauthausen.

    Ginette Kolinka a 19 ans quand elle est déportée avec son père, son frère et son neveu à Auschwitz II-Birkenau. Ginette, devenue matricule 78599, y restera plus d’un an. C’est la seule de sa famille qui reviendra de l’enfer des camps.


    À son retour, elle se mure dans le silence. Même à son fils Richard Kolinka, batteur du groupe Téléphone, elle ne dira pas ce qu’elle a enduré. Mais un voyage en famille à Auschwitz va l’aider à raconter l’horreur. Aujourd’hui, elle témoigne pour la deuxième fois au lycée Lavezzari.

     «Dans l’entrée se tiennent des civils qui parlent français, des messieurs avec des chapeaux, vêtus d’un manteau de cuir : la Gestapo est chez nous. Ils sont trois autour de mon père, de mon petit frère Gilbert et de mon neveu Jojo qui étaient sur le point de partir à l’école. Je me souviens leur avoir demandé : “Qu’est ce qui se passe ?” Ils répondent : “Vous êtes juifs !”

     

     

    Madame Kolinka a délivré un message de tolérance qui a touché l’assemblée. Cette année le thème du concours national de la Résistance et de la Déportation est la déshumanisation, sujet qu’elle a abordé lors de son témoignage de l’après-midi

    « On va dans une baraque. Comment à notre époque des hommes civilisés ont trouvé cette idée-là ? Dans la salle est érigé un bloc percé de nombreux trous. Je vois alors des centaines de femmes en train de faire leurs besoins côte à côte, dos à dos. On dirait des animaux. Même si j’ai été rasée et que je porte des vêtements sales, je suis encore civilisée, mais dès l’instant où je découvre cela, je me dis que ce n’est pas possible que nous ne sommes plus considérés comme des êtres humains. »

    Témoignage de Madame Kolinka que l’on retrouve également dans l’ouvrage « Ginette Kolinka, une famille française dans l’histoire » de Philippe Dana publié cette année.

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