Le MAC v

Buren

Par anim2 Lemaire, publié le mardi 24 novembre 2015 14:32 - Mis à jour le lundi 14 décembre 2015 12:41

Daniel Buren - Colonnes de Buren

Formé à l'Ecole des métiers d'art, Daniel Buren a l'art traditionnel en horreur. Son goût pour les rayures lui vient de l'emploi dans ses premières oeuvres de tissu industriel à larges bandes verticales, rayures devenues très vite une signature à part entière, même si l'artiste ne se limite pas à la simple déclinaison de ce motif. Il accompagne ses installations sonores et visuelles de notes explicatives. Le 24 décembre 1966, il forme avec Mosset, Parmentier et Toroni le groupe BMPT, proche des positions de l'Internationale situationniste (qui ont largement inspiré la révolte de mai 68). Buren installe ses créations minimalistes dans des lieux publics afin de les dévoiler, selon une vision subversive de l'art. Effectivement, ses oeuvres monumentales place des Terreaux à Lyon et dans la cour du Palais-Royal de Paris (les fameuses “Colonnes de Buren”) ont été plus que controversées dès leur mise en chantier, en 1985... Ce qui n'empêche pas cet artiste d'être reconnu et exposé dans le monde entier. En 1986, il obtient le Lion d’or à la Biennale de Venise. En 2012, dans le cadre du projet Monumenta et après le Leviathan d’Anish Kapoor, il a dû créer une œuvre spécialement conçue pour la nef du Grand Palais. Inconnue jusqu'au début de la manifestation, cette oeuvre sera exposée du 9 mai au 21 juin.

 

 

L'œuvre, qui occupe les 3000m2de la cour, est constituée d'un maillage de260 colonnes de marbre blanc  zébré de noir, de tailles différentes .Elle est conçue comme un ouvrage en deux plans, l'un au niveau de la cour, l'autre en sous-sol. Un plan d'eau était prévu pour refléter les piliers au niveau du sol mais il ne fut pas réalisé. C'est une œuvre très emblématique pour étudier les rapports entre l'artiste et son commanditaire puisqu'elle est voulue sous un gouvernement et rejetée sous un autre. Aujourd'hui, c'est un lieu de rendez-vous incontournable où  Parisiens et touristes aiment à se donner rendez-vous, les colonnes servant alors de piédestal à ces sculptures humaines.

Mais ces colonnes et son environnement se sont dégradés au fil du temps et l'œuvre a été classée monument historique. Un nouveau dispositif d'éclairage, totalement encastré, a été mis en place en surface.

 Le coût de l'opération s'élève à 5,3 millions d'euros.

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