Beksinski

Zdzislaw Beksinski

 

Né en 1929 à Sanok (Pologne) et mort poignardé en 2005 dans son appartement car il a refusé de prêter de l’argent. Il a fait des études d’architecture mais s’est vite tourné vers la peinture. C’est une des figures importantes de l’art contemporain en Pologne. Il réalisa de nombreuses toiles mais aussi des dessins et quelques photographies.

 

Son œuvre relève de la figuration libre et surréaliste. Il cherche à détacher l’homme du rationalisme. Ses œuvres ont pour thèmes prédominants l’inconscient, le subconscient, le cauchemar, le rêve, la mort, le sexe et la peur de l’autre. Mais le rêve tient toujours le rôle majeur dans ses œuvres. Z. Beksinski retranscrit ces thèmes dans un univers fantastique qui lui est propre avec une stylistique funèbre.

 

L’artiste était une personne pessimiste, sans aucun utopisme. Pour lui « vivre n’est que mourir, posséder- c’est perdre ». Certains pourraient penser qu’il retranscrit ses propres rêves et cauchemars sur ses tableaux, mais ce qu’il désire retranscrire c’est le monde réel dans un univers fantastique. Dans cet univers fantastique, il retranscrit la souffrance de l’être humain abandonné de Dieu augmentée du trouble provoqué par le dédoublement intérieur comme l’a exprimé l’écrivain russe Dostoïevski , « l’homme ne coïncide pas avec lui-même ».

 

Nous retrouvons donc des symboles dans ses œuvres, des allégories, mais aussi des formes sombres et inquiétantes, pouvant provoquer une certaine angoisse chez le spectateur.

 

L’auteur interroge le spectateur ; qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? Quel est son rapport à la réalité ? Beksinski présente la vie comme un mystère insoluble dont on ne connaît pas l’issue, pourtant inévitable. Les hommes sont des êtres impuissants livrés à des forces qui les dépassent comme dans un cauchemar.

 

 

Zdzislaw Beksinski ne donne pas de titre à ses œuvres ni aucune interprétation ou information. A chacun de faire la sienne !. Nous n’avons presque aucune information sur cette toile, la seule information que nous avons c’est qu’elle fut réalisée en Pologne.

 

Nous pouvons voir écrit sur le mur représenté dans la toile « in hoc signo vinces » qui veut dire « par ce signe tu vaincras », un berceau, des squelettes, un grand mur sur lequel un petit personnage avec une horloge sur l’abdomen. Ce grand mur cache un ciel sombre et froid. Le tableau suscite chez le spectateur une certaine fascination mais aussi une angoisse. Cette personne en bleu, la mort ? Une mère ? Cette figure inquiétante se tient près d’un berceau autour duquel il y a des squelettes, des crânes et des os dispersés sur le sol. Mais elle semble pourtant bienveillante et prendre soin de l’enfant qui devrait être dans ce berceau. Cet univers sombre et fantastique mêle des éléments réels et surnaturels à la fois. C’est pour cela qu’elle inquiète le spectateur. Sur le mur nous voyons des chaînes et une tache étrange. Pourquoi ? Et cette écriture sur le mur, que signifie-t-elle ?

 

Cette œuvre suscite de nombreuses questions. Mais le plus important n’est pas réellement de chercher un sens à l’œuvre de l’artiste. Le plus important est l’effet qu’elle provoque chez la personne qui observe la toile.

 

Article écrit par Emma Stelmaszyk et Mina Villaumié

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par anim2 Lemaire le 27 nov. 2015 à 11:47

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