Lili Leignel au Kursaal de Berck dans le cadre des deuxièmes journées de la mémoire et de la déportation

Déportée à l'âge de 11 ans à Ravensbrück puis à Bergen-Belsen Lili Leignel a fait le voyage depuis Lille pour témoigner devant les élèves du lycée Lavezzari, du collège jean Moulin, de l’EREA et de l’école primaire du Foïer.

C’est au Kursaal mis à disposition par la mairie que près de 400 élèves ont écouté ce qu'elle a vécu, avec ses deux frères et sa mère, pendant près d'un an et demi.

La rencontre était organisée par le lycée Lavezzari dans le cadre des journées de la mémoire et de la déportation animées par M.lannoote professeur de lettres-histoire qui ont accueillis cette année madame Kolinka déportée, M.Roos frère de déporté et madame Régérat fille de déportée.

 Madame Régérat qui avait apporté l’exposition la face cachée des camps présentée au lycée lavezzari dans le cadre d’un projet avec la classe de 1SPVL au mois de février et accompagnait ce mardi 4 mai madame Leignel.

Madame Lemaire proviseure a ouvert la rencontre en rappelant à chacun les enjeux du travail sur la mémoire avant de céder la parole au témoin.

Lili Leignel évoque son parcours sans rien occulter. La guerre, l’arrestation, la prison de Loos, le camp de Malines, l’horreur des camps, la barbarie des nazis… Rien n’est passé sous silence et il est parfois difficile de se contenir dans ce récit d’un épisode tragique de notre histoire vu par les yeux d’une enfant.

Plusieurs élèves ont posé des questions très pertinentes. L’échange compte tenu des différences d’âges était très riche. Personne ne reçoit une telle histoire de la même manière. Lili Leignel a répondu avec beaucoup de bienveillance en insistant sur des valeurs positives. La tolérance et le respect sont au cœur de ses propos.

Dernière surprise avant de terminer, elle nous a chanté a capella les comptines qu'elle avait apprise auprès d’enfants du camp venant de toute l’Europe.  Elle enchaina une comptine en polonais, une en russe, un poème en néerlandais, mon beau sapin en allemand et la dernière en français, "on souffre", sur un air de Charles Trénet composée par les déportés.

La rencontre s’est terminée par une série de selfies avec des élèves qui en profitaient pour partager leurs émotions. Madame Leignel très chaleureuse a su établir un contact fort avec les élèves malgré la gravité de son histoire et rendez-vous est pris pour l’année prochaine.

Depuis la fin des camps nazis beaucoup d’années ont passé maintenant. L’indignation, la pitié, la l’incrédulité ont cédé la place à l’analyse et à la réflexion. Cette rencontre n’est qu’une étape dans un travail qui se poursuit en cours. Il reste à chacun de se saisir de ce témoignage, se l’approprier et enfin le transmettre.

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par admin5 Lemaire le 11 mai 2017 à 14:22

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